Pour un grenelle des collectivités locales
Vendredi octobre 26th 2007, 11:35 am
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Nous le savons tous, la santé financière de la Ville de Crépy-en-Valois n’est pas bonne et surtout son endettement qui empêche tout investissement productif. Mais les choses ne vont pas s’arranger en 2008 car le gouvernement a annoncé son intention de faire participer les Collectivités locales au rétablissement des comptes de l’Etat.
Le Gouvernement a l’intention de mettre les collectivités locales, c’est-à-dire les citoyens dans leurs cités au régime le plus sec qu’elles aient connu. Certaines verront leurs moyens diminuer en 2008, pour les autres ces moyens ne suivront pas, tant s’en faut, l’évolution à la hausse des charges qu’elles doivent supporter.
Les maires d’aujourd’hui comme ceux d’après mars 2008 peuvent comprendre – sans tous en partager les mêmes raisons – les problèmes budgétaires qui se posent à la France. Mais ils n’accepteront pas de supporter l’impopularité qui résultera mécaniquement de l’impossibilité dans laquelle ils se trouveront, plus vite que certains le croient, de répondre aux besoins de la population de leur ville ou de l’obligation qui sera la leur d’augmenter le coût de certains services. Ceci ne concernera pas que les cantines.
Le Gouvernement, est de plus en plus tenté de renvoyer la responsabilité aux collectivités locales, de se défausser sur elles. Un « Grenelle des relations entre l’Etat et les Collectivités locales » s’impose. Il faut y voir clair sur qui fait quoi et avec quels moyens. La démocratie locale ne s’en sortira pas si les élus n’exigent pas la transparence et la loyauté et si le Gouvernement, plus audible qu’elles, n’accepte pas d’assumer ses propres responsabilités, à commencer par l’établissement de l’inventaire des normes en tous genres qu’il ne cesse de produire, impose aux collectivités et s’apprête à le faire une nouvelle fois avec le Grenelle de l’environnement.
17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère
Mercredi octobre 17th 2007, 2:06 pm
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C’est aujourd’hui, ce mercredi 17 octobre 2007, la Journée mondiale du refus de la misère. Vous pouvez vous aussi signer la pétition en ligne, comme je le proposais déjà en juin dernier. C’est l’occasion, de réflechir et proposer une action municipale volontariste pour lutter contre la grande pauvreté. Car pour moi l’essentiel c’est bien de de lutter ensemble pour éradiquer le phénomène et non pas pour simplement l’accompagner.
L’Union nationale des centres communaux d’action sociale, a élaboré des propositions concrètes contribuant à apporter des réponses aux besoins des Travailleurs pauvres.
1- Renforcer l’analyse partagée des besoins sociaux pour mieux connaître et comprendre les besoins des travailleurs pauvres
2- Aborder les relations entre emploi et pauvreté, de manière globale et concertée, et valoriser l’accompagnement individualisé
3- Refonder les politiques d’aides facultatives des CCAS (centre communal d’action sociale) en lien avec les autres acteurs sociaux
4- Développer les services à la personne
5- Renforcer les dispositifs de soutien à la formation
6- Faire face à l’inégalité territoriale des réponses sociales
7- Promouvoir les guichets uniques à entrées multiples
8- Loger plus vite et mieux
9- Renforcer la lutte contre l’exclusion financière
10- Permettre à tous, d’accéder à la culture, aux loisirs et aux vacances
11- Promouvoir une action décloisonnée entre les secteurs sanitaire et social
12- Encourager les démarches participatives
13- Favoriser et activer les expérimentations de dispositifs innovants à destination des travailleurs pauvres et étendre l’innovation à l’ensemble du secteur social
14- Poursuivre la prise en compte du phénomène des travailleurs pauvres au niveau européen
15- Faire avancer l’idée d’une politique de lutte contre la pauvreté à l’échelle européenne.Dans ce document, vous pourrez regarder en détail les principales propositions qui doivent servir de guide à notre action municipale.