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Le projet de PLU (Plan Local d’Urbanisme) est soumis à l’enquête publique du 1er au 31 octobre 2007. Une présentation publique aura lieu le mercredi 3 octobre 2007 à 21 h à la Salle des fêtes, rue Nationale. Je profite de ce projet de PLU pour faire un point sur la question du logement social au moment où plus de 700 demandes sont en instances !L’actuelle municipalité n’est plus à une contradiction près et notamment en matière de logements sociaux. Cette stratégie d’ « étouffement » trouve son illustration dans le PLU en cours d’adoption.En parcourant ce document on se demande si les mots ont encore un sens ! A la page 68 du chapitre relatif au logement à Crépy-en-Valois, on apprend que près de 52% des logements sociaux sont concentrés au sein d’un même quartier (quartier des fleurs et musiciens I).
L’équipe municipale y décèle une « assez bonne mixité » dans la répartition desdits logements et s’en féliciterait presque !
Je constate que derrière ce mauvais artifice de langage M. le Maire peine à masquer le résultat de plusieurs années d’immobilisme au détriment d’une véritable politique de cohésion sociale seule à même de résorber les profonds déséquilibres urbains de la ville.
Le fait que ce même quartier des Fleurs et Musiciens I regroupant plus de la moitié des logements sociaux de la ville pâtisse d’un taux de chômage de 14,9%, soit le plus mauvais résultat de Crépy, devrait pourtant inciter une politique volontariste.
S’agissant du nombre de logements sociaux présents sur Crépy-en-Valois. Entre 1999 et 2006, 52 logements sociaux ont été construits. Un programme largement insuffisant compte tenu de la demande insatisfaite : 4 demandes sur 5 restent lettre morte ! Cette carence ainsi que le faible « turn over » des résidents de logements sociaux du à la hausse des prix de l’immobilier et à la pénurie de l’offre privée appauvri la ville d’un dynamisme démographique qui lui serait pourtant profitable.
Le logement social n’est pas seulement une statistique que l’on arrange à sa guise pour se donner bonne conscience mais un outil de développement urbain. Cet aspect n’a semble-t-il jamais été pris en considération par la majorité sortante, visiblement trop occupée à se faire le chantre des promoteurs se rendant ainsi complice d’une spéculation immobilière qui ne profite pas aux Crépynois. On note même « une véritable flambée des prix : ceux-ci ont doublé en l’espace de 3 ou 4 ans » (Cf. Les tendances du marché immobilier p. 71).
Enfin, les élus disposent d’un éventail de mesures, notamment fiscales, pour lutter contre la recrudescence des logements vacants sur la ville : près de 240 logements vacants en 1999. C’est pourquoi, je propose d’appliquer l’article 1407 bis du Code Général des Impôts qui permet au conseil municipal, sans affecter les propriétaires de résidences secondaires, d’assujettir à la taxe d’habitation les logements vacants depuis plus de cinq ans en attente d’occupation, de succession ou détenus par les employeurs dans le but de loger leurs salariés pour ne donner que quelques illustrations.
Egalement, la commune pourrait demander à l’Établissement Public Foncier Local (EPFL) récemment (créé à l’initiative du Conseil général de l’Oise) d’acheter des terrains pour constituer des réserves foncières sur lesquelles seront construits des logements sociaux.
Une politique volontariste, pertinente et juste sur le logement aidé, voilà l’avenir de Crépy-en-Valois.